Existence de Dieu

Prouver Dieu par la raison – Trouver la vraie religion

III – Jésus : seul fondateur de religion véritablement saint

 

Parmi les « fondateurs de religion », Jésus est totalement à part pour plusieurs raisons.

1 -D’abord, Jésus est le seul qui ait été annoncé et attendu pendant des siècles.

2 – Ensuite, il est le seul à avoir fourni des preuves proportionnées à sa mission : des miracles.

Voyons maintenant le troisième signe : Jésus est le seul à présenter une vie et une doctrine dignes d’une révélation divine.

Là encore, le fait s’impose avec une évidence solaire dès qu’on échappe aux préjugés officiels.

Mais évidemment, ce constat déplait à l’idéologie officielle, très antichrétienne. Soyons courageux, et regardons la réalité en face ! Ayons l’audace de ne pas rejeter sans examen l’hypothèse que la religion héritée de nos ancêtres puisse être la vraie. Échappons à la fièvre de repentance qui ravage l’Occident (repentance curieusement inconnue partout ailleurs). Acceptons de braver le politiquement correct, pour voir les choses comme elles sont. Soulevons les verres anti-soleil que l’idéologie officielle fournit généreusement (laïquement, gratuitement et obligatoirement) pour empêcher de voir que Jésus brille comme le soleil.

Soyons réalistes et même crus. N ‘hésitons pas à appeler un chat, un chat.  [1] Ce qui nous permettra d’appeler :

 L. Ron Hubbard (fondateur de la prétendue « Église de scientologie ») : un dangereux escroc ; [Voir Julia Darcondo, Voyage au centre de la secte, Paris, Trident, 1987, ch. 38 (« La véritable biographie de L. Ron Hubbard »), p. 269-292.] 

Joseph Smith (fondateur des Mormons) : un coureur de jupons ;         [ Lorsque son épouse Emma s’aperçut qu’il la trompait, Joseph Smith affirma qu’une révélation divine l’avait autorisé à prendre plusieurs femmes (12 août 1843).] 

Charles T. Russell (fondateur des Témoins de Jéhovah) : un goujat ;    [Divorcé en 1906, Russell refusa toujours la pension alimentaire à son épouse.]

Mahomet : un condensé de tous les cas précédents ;                               [Mahomet a accompagné ses expéditions militaires de massacres et de pillages. Il a fait appel à la révélation divine pour justifier sa polygamie (33, 45-48), pour autoriser son mariage avec Zaïnab, épouse de son fils adoptif Zaid (33, 35-37), pour maintenir la paix dans son harem (33, 48-49 ; 66, 1-5). Il fit assassiner dans son lit le vieillard Abû Afk pour la seule raison qu’il disait du mal de lui. (Voir G. Tartar, Dialogue islamo-chrétien sous le calife Al-Ma’ Mûn (813-834), les épîtres d’Al-Hasshimi et d’Al-Kindî, Paris, NEL, 1985.)]

Confucius : un honnête mais vaniteux ministre ;                                               [« Ci-gît un honnête ministre » : épitaphe insuffisante pour un fondateur de religion. Confucius ferait aujourd’hui un bon conseiller d’État et un membre distingué d’une académie de sciences morales et politiques, mais il n’a rien d’un héros, d’un saint, ni d’un prophète. Il n’a jamais parlé au nom de Dieu, et n’a invoqué d’autre autorité que la raison et la tradition chinoise. Il souffrit difficilement d’être oublié, et déclara mélancoliquement avant de mourir : « Aucun monarque intelligent ne se lève ; il n’y a aucun prince de l’Empire qui me choisisse pour conseiller. Il faut que je meure. » (Voir : Paul de Broglie [1834-1895], Problèmes et conclusions de l’histoire des religions, Paris, 1885, p. 130-133.)]

Bouddha : un agnostique illuminé ;  [2]                                                           [Agnostique = qui se déclare incapable de savoir si oui ou non il y a un Dieu, cause première de toutes choses. — Non seulement çakia-Mouni (Bouddha) ne s’est jamais présenté comme envoyé par Dieu, mais il ne sut même pas dire si celui-ci existe ! Quelle est donc l’« illumination » qu’il a subie (Bouddha signifie : illuminé) ? Assurément pas une illumination divine ! Sur cette question : Joseph de Sainte-Marie  o.c.d., « Intériorité chrétienne et intériorité orientale », La Pensée catholique 177, p. 29-54.]

Jeu de massacre ? Assurément, mais pourquoi compliquer ce qui est simple ? Tout métier à risque requiert une sélection serrée. Quand il s’agit d’organiser une mission aérospatiale, une seule déficience physique suffit à écarter, sans autre examen, des candidats très bien doués par ailleurs (on n’enverra pas un cardiaque sur la planète Mars). Il en va de même (et plus encore) pour une mission divine ! Il ne s’agit pas de porter un jugement complet et nuancé sur chacun de ces « fondateurs de religion », mais uniquement de répondre à la question : a-t-il, oui ou non, la perfection requise pour être le digne représentant de Dieu en ce monde – l’homme choisi par l’Éternel pour transmettre son message aux hommes ?

Une seule faiblesse suffit pour empêcher la perfection. Et comme il n’y a, de toute manière, qu’un seul poste à pourvoir (Dieu ne peut pas être l’auteur de plusieurs révélations contradictoires), il convient d’être le plus exigeant possible.

Passe encore que Bouddha soit mort d’une indigestion de riz et de porc (alors que le Christ est mort crucifié pour expier les péchés des hommes). Mais comment prendre au sérieux un  « fondateur de religion » incapable de donner la moindre certitude sur l’existence et la nature de Dieu ? (Cela rappelle le slogan prêté ironiquement aux sionistes athées : Dieu n’existe pas, mais nous sommes son peuple élu.) Autant décerner le prix Nobel de médecine à un penseur qui refuserait par principe toute distinction entre la maladie et la santé !

Sur ce point, Mahomet est plus crédible, puisqu’il sait affirmer ; mais ses mœurs le disqualifient. Le jeune irakien  Joseph Fadelle était très fier de descendre en droite ligne d’Ali (gendre de Mahomet). Mais dès qu’il accepta de déverrouiller son intelligence pour réfléchir honnêtement sur sa religion, la vie du « Prophète » de l’islam lui devint une source de honte :

«La vie du prophète Mahomet, qui auparavant me semblait pleine de gloire et d’habileté, ne m’est plus une consolation. Dans ma tristesse, j’y vois au contraire une accumulation d’adultères, de vols. Comment cet homme peut-il être un homme de Dieu ? Comment puis-je vouloir lui ressembler, lui qui a fait le contraire de ce qu’il prêchait ? Comment peut-il demander à une femme qui perd son mari d’attendre trois mois et dix jours avant de se remarier, quand lui-même a épousé une femme le jour même où elle a perdu son mari, assassiné en compagnie de six cents personnes par les soins du Prophète… ? » [3]

 

Le Chinois Ching Hsiung Wu, élevé à la fois dans le bouddhisme et le confucianisme, est un grand admirateur de Confucius, dont il admire l’équilibre moral : « affable et grand, sévère sans dureté, respectueux sans aucune raideur […] humoriste au tempérament vif, mais aussi tendre et rigoureux, désireux d’une discipline austère, sans être toutefois opposé aux distractions ; émotif et en même temps recueilli ». Il apprécie ses préceptes de piété filiale et le place au sommet de l’histoire chinoise. Il est cependant obligé de constater ses limites : Confucius reste humain, trop humain ; sa sagesse est « trop calculée et pas assez généreuse ; trop pratique, trop utilitaire ». Il ne supporte pas la comparaison avec le Christ, ni même avec les saints de l’Église catholique, notamment cette jeune tuberculeuse morte en 1897 à Lisieux : Thérèse Martin  (plus connue sous le nom de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus). La vie de cette sainte suffit à convaincre Wu de recevoir le baptême catholique, le 18 décembre 1937, à Changaï.                                             [Le témoignage de Jean Ching Hsiung Wu (1899-1986) est reproduit dans l’ouvrage de Giovanni Rossi : Traqués par Dieu, Paris, 1951, p. 231-238.] 

Essayons maintenant de soumettre le fondateur de l’Église catholique à ce jeu de massacre. De trouver une faiblesse morale qui pourrait facilement le discréditer. L’entreprise n’est pas nouvelle, et bien des ennemis du christianisme s’y sont cassé les dents. Les deux fondateurs de la critique rationaliste des Évangiles, Strauss et Renan, tout en blasphémant contre la divinité du Christ, ont dû reconnaître sa perfection morale :

«Le Christ ne saurait être suivi de personne qui le dépasse, ni même qui puisse atteindre après lui et par lui le même degré absolu de la vie religieuse. Jamais, en aucun temps, il ne sera possible de s’élever au-dessus de lui, ni de concevoir quelqu’un qui lui soit même égal.»                                                                    [David Friedrich Strauss (1808-1874), Du passager et du permanent dans le christianisme, Altona [Hambourg], 1839, p. 127. (Cité  par E. Duplessy, Les Apologistes laïques au dix-neuvième siècle, Paris, Beauchesne, 1906, p. 211.)]

«Plaçons donc au plus haut sommet de la grandeur humaine la personne de Jésus […]. Bien loin que Jésus ait été créé par ses disciples, Jésus apparaît en tout comme supérieur à ses disciples. Ceux-ci, saint Paul et peut-être saint Jean exceptés, étaient des hommes sans invention et sans génie. Saint Paul lui-même ne supporte aucune comparaison avec Jésus. […] En somme, le caractère de Jésus, loin d’avoir été embelli par ses biographes, a été diminué par eux. […] En lui s’est condensé tout ce qu’il y a de bon et d’élevé dans notre nature […]. Jésus ne sera pas surpassé. […] Entre les fils des hommes, il n’en est pas né de plus grand que Jésus [Ernest Renan (1823-1892), Vie de Jésus, ch. 28 (conclusion de l’ouvrage). (13e éd. revue et augmentée, Paris, Lévy, 1867, p. 465-475.)]

Jean-Jacques Rousseau a porté, au 18e siècle, des jugements analogues au milieu d’une « profession de foi » très peu catholique :

«Si la vie et la mort de Socrate sont d’un sage, la vie et la mort de Jésus sont d’un Dieu. Dirons-nous que l’histoire de l’Évangile est inventée à plaisir ? Mon ami, ce n’est pas ainsi qu’on invente, et les faits de Socrate, dont personne ne doute, sont moins attestés que ceux de Jésus-Christ. Au fond, c’est reculer la difficulté sans la détruire ; il serait plus inconcevable que plusieurs hommes d’accord eussent fabriqué ce livre qu’il ne l’est qu’un seul en ait fourni le sujet. Jamais des auteurs juifs n’eussent trouvé ni ce ton, ni cette morale ; et l’Évangile a des caractères de vérité si grands, si frappants, si parfaitement inimitables, que l’inventeur en serait plus étonnant que le héros.»                                                  [Jean-Jacques Rousseau, Émile, livre 4 (Œuvres complètes, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, t. IV, p. 627)].

Napoléon Bonaparte, qui n’a jamais passé pour un modèle de foi et de dévotion, mais qui eut, dans sa retraite forcée à Sainte-Hélène, le loisir de la réflexion, et qui connaissait bien la nature humaine, a confié aux généraux Bertrand et de Montholon des réflexions de bon sens :

«Les esprits superficiels voient de la ressemblance entre le Christ et les fondateurs d’empires, les conquérants et les dieux des autres religions ; cette ressemblance n’existe pas. Il y a entre le christianisme et quelque religion que ce soit la distance de l’infini                                                    [Napoléon Bonaparte, cité par Bathild Bouniol, Sentiments de Napoléon Ier sur le christianisme, d’après des témoignages recueillis par feu le chevalier de Beauterne, nouvelle édition entièrement refondue, corrigée et complétée, Paris, Bray, 1864, p. 87. — Voir aussi Lacordaire, Conférences de carême à Notre-Dame de Paris, 1847, 1e conférence.].

Et ailleurs :

«Je défie de citer aucune existence comme celle du Christ, exempte de la moindre altération, qui soit pure de toute souillure et de toute vicissitude. Depuis le premier jour jusqu’au dernier, il est le même, toujours le même, majestueux et simple, infiniment sévère et infiniment doux. Dans un commerce de vie pour ainsi dire public, Jésus ne donne jamais de prise à la moindre critique. Sa conduite si prudente ravit l’admiration par un mélange de force et de douceur. Qu’il parle ou qu’il agisse, Jésus est lumineux et comme immuable et impassible. Le sublime, dit-on, est un trait de la divinité ; quel nom donner à celui qui réunit en soi tous les traits du sublime  ?»                              [Napoléon Bonaparte, cité par Bathild Bouniol, ibid., p. 102].

Même constat dans le chef-d’œuvre de G.K.ChestertonL’Homme éternel  [4]. Avec son génie du paradoxe, qui excelle à libérer les lecteurs de leurs idées préconçues, le grand auteur anglais montre brillamment l’absolue singularité du Christ et l’absurdité des théories qui veulent en faire un « fondateur de religion »  parmi les autres.

Citons plutôt un oriental, qui fut, de 1912 à 1920, un grand homme politique chinois (ministre des affaires étrangères puis premier ministre) : Lou Tseng-Tsiang. Comme Ching Hsiung-Wu (cité plus haut), Lou Tseng-Tsiang est passé du confucianisme au catholicisme. Il devint même, ensuite, moine bénédictin. Il souligne en ces termes le caractère absolument unique du christianisme :

«Je voudrais dire à mes compatriotes : lisez donc l’Évangile, les Actes des Apôtres, les Épîtres ; lisez l’histoire des persécutions des premiers siècles de l’Église et les Actes de ses martyrs ; prenez toutes les pages de l’histoire de l’Église, y compris ces quelques pages maculées par la faiblesse ou la malice de certains hommes, qui vécurent autrement qu’ils parlaient ou prêchaient ; prenez aussi ces pages innombrables où la charité chrétienne s’est dépensée et se dépense avec une sollicitude maternelle inlassable et si souvent héroïque. Faites la part des choses, la part des hommes et la part de Dieu et vous conclurez à un fait social absolument supérieur et unique. Peut-être, alors, vous poserez-vous la question : Le Créateur s’est-il révélé ?» [ Dom Pierre-Célestin Lou Tseng-Tsiang (1871-1949), Souvenirs et Pensées, Paris, Desclée de Brouwer, 1945, p. 101].

Les « mystiques » musulmans eux-mêmes ne s’y trompent pas – les soufis –, qui prennent plus volontiers la personne de Jésus que celle de Mahomet comme exemple de vertu et de perfection. [5].  Qu’ils gardent malgré tout la religion de leur enfance s’explique aisément, tant les habitudes, les préjugés et la pression sociale sont difficiles à vaincre. Mais comment des esprits indépendants peuvent-ils, honnêtement, placer sur un pied d’égalité Jésus-Christ et Mahomet ?

 

Le soleil et le croissant

 

Faut-il, après les personnes, considérer les doctrines ?

Inutile de s’attarder sur le bouddhisme qui, tel un caméléon, devient déiste, polythéiste, monothéiste, panthéiste, nihiliste selon les régions et les sectes. Système de philosophie morale peut-être, ce n’est pas une religion digne de ce nom. On peut en dire autant du confucianisme. [6]

La classification officielle des « grandes religions mondiales » se révèle déjà particulièrement bancale.

Les cent mille divinités de l’hindouisme ne sont guère plus crédibles ; et, finalement, seules demeurent sérieusement en lice celles que l’on nomme les trois religions monothéistes : judaïsme, christianisme, islam.

Peut-on cependant les mettre sur le même plan ? Là encore, les préjugés ne résistent pas au bon sens.

Tout élève de CM2 sait que la lune n’est pas une source de lumière ; elle ne fait que réfléchir, de façon pâle, froide et morne, la forte, chaude et vivifiante splendeur du soleil.

De même, tout observateur impartial est obligé de constater que Mahomet n’a apporté aux hommes

 aucune nouvelle lumière sur Dieu,

– aucun exemple de vertu éminente,

– aucun dynamisme de sainteté.

Tout ce qu’il affirme de la grandeur de Dieu (unicité, puissance, justice, miséricorde), du culte qui lui est dû (adoration, prière, jeûne, pèlerinage) et des obligations morales de l’homme (hospitalité, aumône, piété filiale, etc.) est un évident reflet de l’enseignement biblique [7], mais tout aussi évidemment appauvri, refroidi et comme vidé de ce qui est l’essentiel de la révélation chrétienne (Dieu est charité, et vit cette charité en trois Personnes : Père, Fils et Saint-Esprit ; Jésus-Christ est venu rétablir la charité sur terre par son sacrifice sur la croix : à son exemple et vivifié par sa grâce, l’homme doit vivre de cette charité qui anime toutes les vertus et les élève à un degré héroïque).

Ce n’est pas seulement aux yeux de la foi chrétienne que la mise au même niveau de Jésus et Mahomet est absurde et scandaleuse, mais déjà aux yeux de la seule raison et de la simple honnêteté naturelle. Même si un certain parallélisme peut être établi entre les deux – comme entre le soleil et la lune, au motif que l’un préside au jour et l’autre à la nuit – et même si certaines ressemblances peuvent permettre à des personnes très superficielles de les équiparer – comme des enfants de trois ans peuvent s’imaginer que le soleil et la lune sont de même taille et de même nature –, cette mise à égalité ne résiste pas à trois minutes de réflexion impartiale dès qu’on compare l’Évangile au Coran.

 

Le judaïsme, qui apportait de très réelles lumières, est quant à lui une religion de l’attente. Il annonce un Messie, il prépare sa venue, il préfigure et prédit les différents traits de sa personnalité, mais il laisse beaucoup à désirer. Encore très terrestre, il est lié à une race élue, à un unique lieu sacré (tous les sacrifices doivent être offerts au temple de Jérusalem), à un sacerdoce héréditaire et à des sacrifices d’animaux. C’est seulement par Jésus-Christ qu’il s’épanouit en un culte universel et spirituel [8]. Le Dieu unique révèle alors qu’il est Charité (en trois Personnes). Chaque homme est invité à s’unir au sacrifice de l’homme-Dieu, seul moyen de rendre à Dieu un hommage parfait, vraiment digne de Lui. Et ce sacrifice fournit l’explication ultime de la création du monde et de la permission du mal. Alors que, dans l’ancien Testament, Job et le Psalmiste butent sur le mystère de la souffrance, Jésus vient en donner la solution. Dieu se donne lui-même comme récompense à ses élus (alors que l’ancien Testament ne révèle pas grand chose de la vie éternelle).

 

Si le christianisme est à l’islam ce que le soleil est à la lune, il est au judaïsme ce qu’est la splendeur du jour à la clarté de l’aurore.

Et partout, toujours, en tout, et pour tous (au moins : tous ceux qui acceptent d’ouvrir les yeux et d’ôter les verres fumés), Jésus-Christ répand une lumière éblouissante.

Jésus seul a pu affirmer, sans être ridicule :

 

Je suis la lumière du monde (Jn 8, 12).


 [1] — Exemple récent : la dalaï-mania. Parce qu’il vient d’Orient, le « Dalaï-Lama » est a priori  et nécessairement une figure de paix, de tolérance et de sagesse. Il est encensé par ceux-là mêmes qui tirent à boulets rouges sur les religieux catholiques, alors que les fameux lamas ont dominé le Tibet par la violence et la terreur. Le missionnaire suisse Maurice Tornay en sait quelque chose. Lorsqu’il voulut, en 1949, protester contre les persécutions infligées aux catholiques (on prenait de force un fils à chaque famille pour l’envoyer à la lamaserie), il fut abattu à coups de fusil par quatre lamas, sans autre forme de procès. (Voir Robert Loup, Martyr au Thibet, Maurice Tornay. (1910-1949), Fribourg, éditions du Grand-Saint-Bernard, 1953. — Maurice Tornay, Écrits valaisans et tibétains, Brépols, 1993.)

[2] — « çakia-Mouni (Bouddha) meurt d’une maladie d’estomac, à la suite d’un repas, où il avait mangé un plat tout entier de porc et de riz offert par un de ses dévots sectateurs. Les brahmanes [hindouistes] se sont moqués de cette fin et ont accusé leur adversaire d’avoir commis un acte de gourmandise. Les bouddhistes justifient leur patriarche, le déclarent incapable d’une telle faiblesse, et disent que c’était un plat magique, qu’aucun homme ni dieu n’aurait pu digérer mieux que lui ; qu’il a mangé cette nourriture parce que son heure était venue et qu’il voulait donner l’exemple de la patience à supporter une maladie de ce genre […] ; il semble que cette fin par trop prosaïque et qui jure avec la brillante mythologie de la biographie de Bouddha doit être un fait réel ; il est rapporté sans changement dans toutes ses biographies. S’il en est ainsi, il est certain que la mort de Bouddha ne saurait être comparée à la passion de Jésus-Christ, ni même à la mort de Socrate, et que sa sortie de l’existence n’est pas d’un grand effet dramatique. » (Paul de Broglie, Problèmes et conclusions de l’histoire des religions, Paris, 1885, p. 167-168.)

[3] — Joseph FadelleLe Prix à payer, Paris, L’Œuvre, 2010, p. 30. — Ailleurs : « Je suis bien obligé de déchanter quand je lis que Mahomet s’est marié avec une fille de 7 ans, Aisha ; ou encore qu’après avoir marié son fils adoptif Zaïd, il prend la femme de celui-ci, sa belle-fille donc, pour en faire sa septième épouse. Pour mon imam, c’est cela qui explique pourquoi le Coran a interdit l’adoption. Je trouve pour ma part qu’il y a là une curieuse manière de démontrer ce qui est bon ou pas, en prenant tour à tour le prophète Mahomet comme exemple ou comme contre-exemple ! — Bref, après plusieurs jours d’intense réflexion, le comportement et la vie du Prophète deviennent source de honte pour moi : tous ces versets problématiques ne peuvent pas venir d’Allah. J’en viens même à considérer que c’est un blasphème de penser ainsi. » (p. 29).

[4] — Gilbert Keith ChestertonL’Homme éternel [The Everlasting Man], traduction d’Antoine Barrois, DMM (53290 Bouère), 2004. Baptisé anglican, païen à douze ans et agnostique complet à seize, Chesterton se convertit finalement au catholicisme.

[ Dom Pierre-Célestin Lou Tseng-Tsiang (1871-1949), Souvenirs et Pensées, Paris, Desclée de Brouwer, 1945, p. 101.

[5] — Le Coran (43, 57-59) admet d’ailleurs l’excellence morale du Christ. Malheureusement, aujourd’hui, la valeur du christianisme est cachée à beaucoup de musulmans par la décadence de l’Occident moderne (athéisme social, démission des autorités, éclatement des familles, usure, luxure, etc.). Au lieu d’y reconnaître les effets du laïcisme antichrétien (qui atteint, hélas, jusqu’au Vatican), beaucoup de musulmans y voient au contraire les fruits du christianisme ! Tragique contresens.

[6] — Ching Hsiung-Wu, si admirateur de Confucius, était obligé de constater : « Entre les mains du confucianisme, le théisme naissant de Confucius a dégénéré en un vulgaire panthéisme. » (Cité dans l’ouvrage de Giovanni Rossi : Traqués par Dieu, Paris, 1951, p. 231-235.)

[7] — Même le ramadan est un décalque de l’antique carême (dont le jeûne, à l’origine, ne pouvait être rompu que le soir). — Sur les origines judéo-chrétiennes de l’islam, voir la thèse de doctorat d’Édouard-Marie Gallez, soutenue à Strasbourg en 2004 : le Messie et son prophète – Aux origines de l’Islam. Voir aussi les analyses linguistiques de Christoph Luxenberg, montrant que le Coran (au moins dans d’importantes parties) a été originellement composé en syriaque (Die Syro-aramäische Lesart des Koran, Ein Beitrag zur Entschlüsselung der Koransprache, Berlin, Das Arabische Buch, 2000).

[8] — Rappelons que les juifs, caractérisés par l’attente du Messie, ont perdu juste après la venue du Christ tous les éléments essentiels de leur culte (an 70 : prise de Jérusalem par Titus et destruction du Temple).  De leur ancienne religion, les Juifs actuels n’ont gardé à peu près que les livres sacrés (l’ancien Testament). Tout en servant aux chrétiens de témoins incontestables des prophéties, ils ont dû, pour le reste, rebâtir leur religion sur de nouvelles bases (sans temple, sans prêtres, sans sacrifices rituels), comme si leur refus du Christ les contraignait à ne garder, de leur vieille religion, que l’enveloppe extérieure, sans la réalité vivante. — Ils sont en cela, et bien malgré eux, doublement témoins du Christ.

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