Existence de Dieu

Prouver Dieu par la raison – Trouver la vraie religion

Faut-il avoir peur de la mort ?

Dans notre société “post chrétienne”, la mort est devenue un véritable tabou. D’ailleurs écrire un billet sur ce sujet n’est pas toujours bien vu, car rappeler aux gens les malheurs de la vie, c’est comme être un oiseau de mauvais augure.

Pourtant, si nous n’avons qu’une certitude en ce bas monde, c’est bien celle-là ; nous allons mourir. Tous, sans exception.

La mort est cachée car nous vivons dans une société du plaisir, de l’instant, qui n’a pas réussi à éradiquer la mort (évidemment) et l’a donc cachée.
Une petite anecdote vécue illustre cette réalité : des arrières grands parents perdant un peu leur autonomie rentrent dans une maison de retraite.  Oh, une maison moderne avec tout confort, des activités, des pensionnaires pour la plupart bien valides, un restaurant, etc.. pas un mouroir des anciens temps. Cependant, en arpentant les couloirs, la famille découvre bien en évidence, en fait dans l’ascenseur, une coin de tableau réservée aux derniers décès. “C’est gore d’avoir ça là où tout le monde passe” résume un des membres.
C’est vrai, la mort est tellement évacuée de nos jours, que sa simple évocation sur papier nous trouble.

 Pourquoi peur ?

Pourquoi donc le monde moderne a peur ? Parce qu’il ne contrôle pas, parce qu’il y a de l’incertitude. Dans ce monde où l’on nous vend la science comme l’arme ultime qui nous permet de choisir notre vie, la mort reste incertaines par plusieurs aspects :

  • Par sa date tout d’abord. Comme le dit la Bible, “vous ne saurez ni le jour ni l’heure”.
  • Par ses conséquences ensuite. La mort n’est qu’un passage vers autre chose, mais quoi ? Cette question est proprement effrayante si l’on ne croit pas à une vie après la mort
  • Par sa douleur enfin, car qu’elle soit dans un accident, sur un lit d’hôpital ou de maladie, la mort n’est jamais de tout repos…

Un monde en déni

Les dernières décennies de la société occidentale ont été marquées par une déchristianisation, mais aussi par ce refus de la mort, qui se manifeste sous différents aspects :

  • D’abord les grands-parents qui ne veulent plus vieillir. Botox, cures en tous genres, chirurgies… La génération de mai 68 ne s’accepte pas telle qu’elle est et ne veut pas vieillir. Contradiction étonnante avec son prêche pour l’euthanasie, elle refuse de vieillir et s’accroche à la vie !
  • Ensuite la judiciarisation de la société face à tout incident médical. Accouchement qui se passe mal, opération.. tout acte médical qui se passe mal est prétexte à trouver un coupable, comme si la société n’acceptait plus la fatalité, la “malchance”, comme si la science devait pouvoir tout contrôler

Vous aussi

Vous aussi vous avez des angoisses, surement. Devenir parent par exemple, fait naitre des peurs jusqu’alors inconnues. Et s’il arrivait malheur à mon enfant ? Et mes parents, qui sont devenus vieux, que vont-ils devenir ?

Une deuxième étape est franchie vers les 60 ans, lorsque la faucheuse commence à frapper dans les connaissances ou anciens collègues. Lorsque le miroir ne nous renvoie plus de nous l’image que nous voudrions.

Alors faut-il céder à la peur ? Non ! N’ayez pas peur ! Le Christ a vaincu la mort et la souffrance, et il nous apporte les solutions. C’est bien un paradoxe, mais une souffrance comprise et assumée sera plus facile à supporter : la religion catholique apporte cette explication.

Et la vraie paix vient de la connaissance de ce qui se passe après la mort : pour cela, il faut d’abord comprendre pourquoi nous sommes sur cette terre. Ce sera l’objet d’une prochaine réflexion.

Dieu ? La raison dit OUI

Dieu n’est pas seulement connu par la foi. On peut prouver son existence par des arguments rationnels. Voici un résumé schématique de ces arguments. [ Télécharger ce tract sur l’existence de Dieu ]

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NB : ce tract présente la démonstration de l’existence de Dieu de façon résumée et schématique. Pour une explication plus détaillée, voir :

la preuve de l’existence de Dieu par la causalité (Dieu, première Cause incausée de tout ce qui existe).

la preuve de l’existence de Dieu par l’ordre du monde (Dieu, Intelligence suprême, auteur de toutes les lois qui régissent l’univers).

 

Si Dieu existe, pourquoi le mal et la souffrance dans le monde ?

On connaît tous la phrase de Camus (dans La Peste) : « Je ne
peux pas croire en un Dieu qui fait mourir les petits enfants innocents ».

Si Dieu existe, comment peut-il y avoir du mal et de la souffrance dans ce monde ?

Répondons par une question :

Si le soleil existe, comment peut-il y avoir de l’ombre ?

On dira que ce n’est pas la même chose. Et pourtant, réfléchissez…

 L’ombre n’est pas quelque chose qui existe positivement : c’est une privation de lumière. D’ailleurs, posez-vous la question : qu’est-ce qui produit l’ombre ? Est-ce l’arbre ? A proprement parler : non ! (Enlevez le soleil, et l’ombre n’existera plus, arbre ou pas arbre). Est-ce donc le soleil ? Pas davantage ! On peut dire que l’ombre n’a pas de cause propre. L’arbre ne produit pas d’ombre : il empêche seulement le soleil de transmettre pleinement sa lumière.

Eh bien, de la même manière, le mal n’existe pas en tant que tel, il est un manque de bien.

De même que l’ombre n’est pas causée par le soleil (mais seulement par une limitation de l’action du soleil), de même, le mal n’est pas causé par Dieu.

Vous m’objecterez :

Oui mais le soleil n’est pas tout puissant et ne peut pas empêcher une chose ou une personne de s’interposer et de créer de l’ombre. Dieu, lui, pourrait empêcher le mal.

Réponse :

Il ne faut pas oublier la liberté de l’homme ! Pour empêcher le mal de venir sur terre, il faudrait restreindre la liberté des êtres, ce que Dieu se refuse à faire.

Ajoutons que ce qui nous apparaît mal peut avoir une certaine utilité, ou servir à un bien supérieur. Par exemple la souffrance a sa raison d’être (elle est un signal d’alarme très utile dès que notre corps est agressé d’une façon ou d’une autre : il vaut mieux avoir mal quand on se brûle, et retirer aussitôt la main à cause de cette souffrance, que de la laisser brûler entièrement sans se rendre compte de rien !)

De même, la mort d’un enfant innocent est très triste pour ses parents, mais ce malheur est considérablement relativisé s’il existe une vie après la mort, où l’enfant jouit d’un bonheur éternel et parfait. En ce cas, cette mort prématurée a surtout pour effet de lui épargner les douleurs de cette vie !

Pour approfondir, voir Dieu et le mystère du mal (aller au bas de la page : troisième partie, le mystère du mal)

Dieu, on ne peut pas le voir. Moi, je ne crois que ce que je vois

— Et votre intelligence, peut-on la voir ?

On peut constater, avec un IRM, que votre cerveau fonctionne. Mais cela ne montre pas votre intelligence. (On peut aussi faire un IRM à un singe…)

On ne peut connaître l’intelligence humaine que par ses effets.

Lorsque vous lisez un récit cohérent et bien construit, sans aucune faute de syntaxe, d’orthographe, ni de ponctuation, vous êtes absolument certain que ce texte a été produit (directement ou indirectement) par un être intelligent. Le contraire est impossible.

Vous ne pouvez douter que cet effet (un texte intelligible) ait une cause proportionnée (un auteur intelligent l’ayant directement écrit, ou ayant programmé une machine pour le faire).

C’est la même chose pour Dieu : on voit les effets (la création) et l’on conclut qu’ils doivent avoir une cause proportionnée.

De même, des traces de pas sur une plage font savoir que quelqu’un est passé. On en est sûr, même si on ne l’a pas vu.

• Objectant : Mais là, ce sont des êtres dont j’ai déjà une certaine expérience. J’ai déjà vu des gens écrire, ou marcher sur le sable. Tandis que Dieu échappe totalement à mon expérience. Puis-je affirmer de façon certaine l’existence d’un être qui dépasse toutes mes expériences sensibles ?

Une conclusion n’est vraiment scientifique que lorsqu’on peut vérifier expérimentalement ses résultats !

• Réponse : Nous ne pouvons évidemment pas expérimenter de façon sensible (par nos sens, ou par une machine quelconque) un être qui n’est pas sensible (et, par définition, Dieu est un pur esprit, c’est-à-dire uniquement intelligence et volonté, sans corps ; il n’est donc aucunement sensible).

Un ordinateur peut-il prouver de façon certaine qu’il a en face de lui un humain et non un robot ? La réponse est non ! C’est une des grandes théories de l’informatique, que Turing a essayé de modéliser. (De nos jours encore, aucun test ne peut avec certitude faire la différence entre un humain et un ordinateur – d’où les spams, car on n’arrive pas à trouver de “test” infaillible pour empêcher des ordinateurs de spammer.)

N’étant pas un être intelligent, mais seulement une machine, l’ordinateur ne peut pas catégoriser les êtres intelligents. L’intelligence le dépasse. — De même, nos sens, nos machines, notre physique et notre chimie ne peuvent pas constater l’existence de Dieu (ni sa non-existence, d’ailleurs). Cela les dépasse. Dieu, pour elles, est un hors-sujet.

• Objectant : L’existence de Dieu est donc impossible à prouver ?

• Réponse : Pas du tout ! Dieu ne peut pas être atteint par nos sens (il dépasse notre expérience sensible), mais il peut être atteint par la raison. Son existence est la conclusion certaine d’un raisonnement à la fois solide et simple. (Voir  ce tract résumant de façon schématique les preuves de l’existence de Dieu.)

Ce qui paraît déroutant à un esprit formé uniquement dans les sciences expérimentales, c’est que cette conclusion ne peut pas  être vérifiée expérimentalement. Un physicien ou un chimiste est habitué à confronter sans cesse ses raisonnements avec des expériences concrètes. Il a donc du mal à admettre un résultat qu’aucune expérience sensible ne peut contrôler. Mais la chose est inévitable, puisque Dieu, immatériel, dépasse toute expérience sensible (de même que l’intelligence dépasse tout ordinateur). Il faut donc, ici, accepter de faire totalement confiance à la raison – même si l’on ne peut pas, ensuite, vérifier concrètement ses conclusions.

La démarche reste rigoureuse et concluante du moment que l’on est exigeant sur la valeur du raisonnement. Or on peut vérifier que cette démonstration rationnelle de l’existence de Dieu part de données absolument certaines, et procède de façon logique.

Notre raison va plus loin que nos sens. Si donc elle nous conduit à affirmer l’existence d’un être qui dépasse notre expérience sensible, il est raisonnable  de la suivre, même si, évidemment, aucune vérification sensible n’est possible.

Ainsi, l’existence de Dieu n’est pas seulement une croyance : c’est une certitude rationnelle, conclusion logique d’un raisonnement rigoureux.

Pour aller plus loin : le tract résumant les preuves de l’existence de Dieu.

Le monde ne peut être ordonné sans une Intelligence première

L’ordre du monde fournit une démonstration très simple de l’existence de Dieu, en quatre étapes :

— 1. Il n’y a pas d’ordre sans intelligence

En descendant pour le petit déjeuner, Paul a laissé sa chambre en désordre : les draps du lit à terre, le pyjama en boule, le jeu de construction répandu dans la pièce, et le contenu du cartable répandu sur le bureau. Quand il remonte, surprise, il trouve le lit en ordre, le pyjama plié sous l’oreiller, le jeu de construction rangé dans l’armoire, et le cartable prêt à partir. Sa petite sœur : « Je crois que c’est le vent qui a fait cela, car il souffle fort aujourd’hui, et tu avais laissé la fenêtre ouverte. Ou alors, c’est peut-être le chat. ». Paul peut-il raisonnablement la croire ?

— 2. Il y a un ordre dans les plantes et les animaux (pourtant pas intelligents)

• Dans chaque être vivant, il y a des parties (nerfs, membranes, pellicules, cellules, etc.) qui concourent ensemble au maintien du tout.

• Même chaque organe est une merveille en soi. Il a fallu des siècles aux hommes pour inventer l’appareil photo. Or un simple œil est beaucoup plus compliqué qu’un appareil photo ! — Le cœur est un système de pompe très perfectionné — La codification de l’ADN est bien plus complexe que n’importe quel système informatique ; etc.

• Les animaux (pas intelligents !), ont un instinct qui permet aux oiseaux de faire des nids très compliqués, aux fourmis de vivre dans une “société” très élaborée, etc.

— 3. Il y a un ordre évident dans le monde

• Ordre des plantes et des animaux entre eux (certains servent de nourriture à d’autres ; certains s’entraident ; parasites, etc.). Systèmes planétaires (incroyablement plus compliqués qu’une horloge !). Etc.

• Les savants passent leur temps à essayer de découvrir les lois de la nature. Ces lois expriment un ordre qui est déjà dans la nature. (Les savants ne créent pas cet ordre, ils s’emploient seulement à le découvrir, en tâtonnant progressivement.)

— 4. L’univers dépend nécessairement d’une intelligence première

L’ordre est le fruit de l’intelligence. S’il est nécessaire d’être intelligent pour découvrir (progressivement) l’ordre du monde, il est encore plus nécessaire que cet ordre provienne d’une intelligence ! Cette Intelligence supérieure qui a ordonné le monde entier, voilà ce que l’on appelle ordinairement Dieu.

Trois objections

Objection 1 : Mais le monde est le fruit de l’évolution !

Réponse : Le mot « évolution » n’explique rien. Une maison qui n’est pas entretenue évolue, d’accord.  En trois siècles, elle va même beaucoup évoluer. Mais pour se rapprocher toujours plus d’une ruine ! De même, un jardin qui n’est pas entretenu évolue, bien sûr, mais jamais dans le sens d’un « jardin à la française » avec des allées bien nettes, des bosquets bien taillés et des motifs floraux bien réguliers !

Si les plantes et les animaux ont évolué, c’est selon des règles. Il faut donc, derrière cette évolution, une intelligence. Une évolution menée au pur hasard va d’un état de désordre à un autre état de désordre, sans jamais se stabiliser, et sans jamais produire de l’ordre !

Objection 2 : Mais la sélection naturelle ne peut-elle pas expliquer l’ordre du monde ? (Le monde évoluerait au hasard, mais à chaque fois, seules les meilleures formes seraient conservées).

Réponse : Le mot “sélection” désigne un choix fait selon des critères. Ce qui requiert une intelligence ! Dire qu’il y aurait, dans le monde, une « sélection naturelle » des meilleures formes de vie, cela revient à dire que le monde est soumis à des lois qui favorisent la vie, et qu’il est organisé de façon intelligente ! — De plus, en bonne logique, une simple “sélection naturelle” peut opérer un certain tri entre des formes qui existent déjà, et favoriser systématiquement les plus performantes, mais elle ne peut pas prévoir l’avenir ! Elle ne peut pas créer un ordre qui n’existe pas ! — Exemple pratique : il est impossible qu’une évolution “au hasard” fasse apparaître un œil complet du premier coup ! (C’est comme faire taper un singe sur une machine à écrire, en espérant qu’il composera une magnifique pièce de théâtre en alexandrins, sans la moindre faute…) Or un œil a besoin d’être complet pour fonctionner. S’il ne fonctionne pas du premier coup, il n’a aucune raison d’être conservé par la “sélection naturelle”. A moins de supposer, derrière cette “sélection naturelle”, une intelligence organisatrice qui prévoit et prépare l’avenir :  on en revient encore à l’existence de Dieu.

Objection 3 : Il y a sans doute de l’ordre dans le monde, mais il y a aussi du mal et des souffrances. Cela peut-il venir de Dieu ?

Réponse : Le seul fait de remarquer du “mal”, c’est-à-dire du désordre, prouve l’existence d’un ordre et donc d’une intelligence derrière cet ordre (sinon, on ne pourrait aucunement distinguer “bien” et “mal“, “santé” et “maladie“, “ordre” et “désordre” etc.). La présence d’un certain mal, c’est-à-dire d’un certain désordre dans le monde présent prouve que ce monde n’est pas Dieu (il n’est pas l’Être parfait), mais elle n’autorise aucunement à nier l’existence d’un Dieu en dehors et au-dessus du monde.

On peut d’ailleurs remarquer que la souffrance elle-même a sa raison d’être (elle est un signal d’alarme très utile dès que notre corps est agressé : quand on se brûle, il vaut mieux avoir mal et retirer aussitôt la main, que de ne rien sentir et laisser la main se consumer entièrement !)

Pour approfondir voir Dieu, le mal et la souffrance.

 

En conclusion

En conclusion, de deux choses l’une :

 Soit tout est hasard, dans le monde : il n’y a aucun ordre. En ce cas, la science est illusoire (il n’y a pas de lois fixes) et tout est absurde. Dans cette hypothèse, on peut logiquement nier l’existence de Dieu (il n’y a plus besoin d’une Intelligence première pour expliquer l’ordre, puisqu’il n’y a plus d’ordre !). Sauf que… Sauf que cette hypothèse détruit aussi la logique !  S’il n’ y a plus d’ordre, il n’y a plus de lois logiques. Dans cette hypothèse, comme disait déjà le philosophe grec Aristote, l’homme ne peut plus rien affirmer ni nier. Prisonnier de l’absurde, il n’a même plus le droit de penser.

• Soit il y a un certain ordre dans le monde (comme le bon sens nous le montre). En ce cas, il  a nécessairement fallu une intelligence antérieure à l’homme, pour établir cet ordre. Cette intelligence qui domine totalement la matière, au point de pouvoir lui donner des lois, c’est l’être que l’on désigne communément sous le nom de « Dieu ».

En résumé. Le choix est clair : c’est soit Dieu, soit l’absurde.

Affirmer l’existence de Dieu, c’est agir de façon raisonnable, rationnelle.

Nier l’existence de Dieu, c’est s’enfermer dans un système absurde.

[NB : il existe d’autres preuves de l’existence de Dieu. — Voir notamment le tract donnant un résumé schématique des différentes preuves de l’existence de Dieu.]

Le monde ne peut exister sans une Cause première

Une démonstration très simple de l’existence de Dieu, en quatre étapes.

— 1. Rien ne peut apparaître sans cause

En rentrant de l’école, Louis trouve un énorme sac de bonbons dans sa chambre. Maman ne sait pas d’où il vient, ni papa, ni personne dans la maison. Sa petite sœur lui demande : « Tu crois qu’il est apparu là tout seul ? ». Louis, qui est rationnel, répond fermement que non.

Louis sait que rien ne peut commencer à exister sans raison. Rien ne peut apparaître sans cause.

Après enquête, Louis apprend que sa tante préférée, tante Adélaïde, est venue dans l’après-midi, et qu’elle est même entrée dans sa chambre. Que va-t-il conclure ?

— 2. Les choses ont souvent beaucoup de causes

Qu’est-ce qu’il faut pour qu’une plante puisse vivre ?

Elle a besoin de terre (une bonne terre), d’eau (mais pas trop !), de lumière, de chaleur (mais pas trop !), etc.

Elle a besoin d’exister, aussi. (Avec de la terre, de l’eau, du soleil, on ne peut pas faire exister une plante si l’on n’a pas de graine). Elle a besoin d’être vivante (d’avoir reçu la vie et de l’avoir gardée : on ne peut pas ressusciter une plante morte).

Donc la terre, le soleil, la pluie, la graine et la vie reçues d’une autre plante sont des causes de la plante. Sans cela, elle ne peut pas être.

— 3. Derrière une cause, il y a souvent toute une série de causes

Les petits enfants aiment bien poser des pourquoi :

Pourquoi y a-t-il des algues sur les rochers près de la mer ?

– Parce que ces rochers sont parfois recouverts par l’eau de mer.

– Mais pourquoi ces rochers sont-ils régulièrement recouverts ?

– A cause de la marée.

– Mais pourquoi y a-t-il la marée ?

– A cause de la lune, qui entraîne la mer.

– Ah bon ! Mais pourquoi la lune fait-elle cela ?

– Parce qu’elle tourne régulièrement autour de la terre.

– Très bien, mais pourquoi la lune tourne-t-elle ainsi ?

– Tu sais que tu me fatigues avec tes pourquoi ?

— 4. Il faut nécessairement une première cause qui n’a pas de cause.

Un train est en train de monter une pente. Question : Qu’est-ce qui fait avancer le dernier wagon ?

– Il est tiré par l’avant-dernier.

– Très bien. Mais qu’est ce qui fait avancer cet avant-dernier wagon ?

– Il est tiré par l’avant-avant-dernier.

– Et lui-même ?

– Il est tiré par l’avant-avant-avant-dernier. (Etc.)

Mais est-ce que cela suffit ? Est-ce qu’un train qui n’aurait que des wagons pourrait avancer ?

Non. Il faut nécessairement une locomotive. Un train ne peut monter une pente sans une locomotive – disons : sans un moteur.

Si quelqu’un vient vous dire :

— Moi, je vais faire un train qui n’aura pas besoin de locomotive. C’est très simple : il y aura un nombre infini de wagons. Chaque wagon sera tiré par le wagon qui est devant lui ; et comme le nombre de wagons est infini, il y aura toujours un wagon devant pour tirer. Il n’y aura donc pas besoin de locomotive. Mon train avancera sans locomotive.

Qu’est-ce que vous répondez ?

— D’abord, il est impossible de faire un nombre infini de wagons. Mais de toute manière, MÊME SI cela était possible, votre train ne pourrait pas avancer sans locomotive.

— Ah bon ! Pourquoi ?

— Parce qu’aucun des wagons ne peut avancer par lui-même. En fait, c’est la locomotive qui tire tous les wagons. Le dernier wagon du train est tiré directement par l’avant-dernier, mais en réalité, c’est la locomotive qui le tire lui aussi, par l’intermédiaire des autres wagons. Les wagons ne font que transmettre au wagon suivant un mouvement qu’ils n’ont pas par eux-mêmes, mais qu’ils ont par la locomotive. Sans locomotive, aucun des wagons ne peut avancer, ni en tirer un autre.

Pour qu’il puisse y avoir du mouvement, il faut qu’il y ait quelque chose qui ait en soi la cause du mouvement (et qui ne soit pas traîné par quelque chose d’autre) : c’est ce qu’on appelle la locomotive.

(NB : Évidemment, les moteurs faisant avancer le train peuvent être répartis tout au long de celui-ci, au lieu d’être concentrés dans une locomotive placée à l’avant. Mais le principe reste le même : il faut un moteur.)

On a vu que, dans le monde, tout dépend de diverses causes, et qu’on peut remonter des séries de causes. Mais pour que le monde existe, il faut nécessairement qu’il y ait, quelque part, une cause première qui n’a pas besoin d’autre cause. Un être qui existe par lui-même, et qui n’a besoin d’aucun autre être.

Une cause intermédiaire, une cause qui ne fait que transmettre ce qu’elle n’a pas par elle-même, ne peut être efficace que si elle dépend, en dernière analyse, d’une cause première, une cause qui explique vraiment toute la série des effets. Une cause qui ne dépend pas, à son tour, d’une autre cause.

Sans cela, s’il n’y a pas cette cause première de tout ce qui existe (qui fait exister tout ce qui existe), rien ne peut exister.

Insistons, car c’est le point important : s’il n’y a pas un être qui existe sans cause (un être qui existe par lui-même, sans être causé par rien d’autre), alors, c’est bien simple : … rien n’existe !

D’un point de vue logique, c’est une nécessité absolue. Personne d’entre nous ne peut dire qu’il existe par lui-même (la preuve : aucun de nous n’existait il y a seulement deux siècles). Nous recevons l’existence, nous ne nous la donnons pas nous-mêmes. Or il faut, de toute nécessité, un premier être qui existe par lui-même. Sans cela, on ne peut pas y échapper : rien n’existe !

Évidemment, cette première Cause – existant par elle-même et causant tout le reste – est plus parfaite que tout ce qu’elle cause. Elle ne peut pas être vue, ni entendue, ni atteinte par un quelconque instrument de mesure, car elle est au-delà (au-delà du temps, au-delà de l’espace, au-delà de la matière), mais nous l’atteignons par la raison. Nous sommes absolument certains de son existence, car c’est une nécessité logique. Une exigence rationnelle. Si nous la refusons, tout tombe dans l’absurde, dans l’irrationnel.

Et cette première Cause, existant par elle-même et causant tout le reste, correspond à ce qu’on appelle couramment Dieu.

Les penseurs qui se disent “athées” invoquent parfois la raison, mais, quand on examine leurs thèses de près, on y constate toujours, à un moment ou à un autre, un refus de la raison, une révolte contre l’intelligence, une plongée dans l’absurde.

La raison, le bon sens, la logique – quand ils ne sont pas contrariés par des préjugés irrationnels, des réflexes conditionnés, ou une révolte contre la vie – mènent immanquablement à Dieu.

Réponse à quelques objections

Objection 1 : Si le monde existe depuis toujours,  il n’y a pas besoin de première cause !

Réponse : D’abord, il faudrait prouver que le monde existe depuis toujours, ce qui n’a rien d’évident (la science actuelle semble plutôt indiquer que notre monde a eu un commencement). — Mais de toute manière, c’est comme le train avec un nombre infini de wagons. Même si ce train pouvait exister, il ne pourrait pas avancer sans moteur. (Je ne peux pas dire indéfiniment : “ce wagon avance parce qu’il est tiré par le wagon précédent“, puisque chacun de ces wagons ne fait que transmettre un mouvement qu’il n’a pas par lui-même : il faut nécessairement trouver un vrai moteur). Même si le monde existait depuis toujours, il faudrait quand même qu’il y ait, quelque part, une cause universelle qui ne dépend pas d’une autre cause. Même si le monde existait depuis toujours, il faudrait que ces séries de causes que nous constatons dans l’univers aboutissent finalement à une Cause sans cause – un Être existant par lui-même (sans dépendre d’un autre).

Sans cette Cause incausée (ayant son existence par elle-même), rien n’existe ! Or c’est cette Cause incausée, cet être existant par lui-même qu’on appelle  Dieu.

Objection 2 : Mais ne peut-on pas dire que c’est le monde lui-même qui existe par lui-même, et depuis toujours ?

Réponse : C’est la thèse qu’on appelle le panthéisme. C’est l’extrême opposé de l’athéisme : au lieu de dire qu’il n’y a pas de Dieu (a-théisme), on soutient que tout est Dieu (pan-théisme). Mais cela ne tient pas debout. D’abord, cela supposerait que le monde existe depuis toujours (ce qui, encore une fois, n’a rien d’évident), mais, surtout, cela implique qu’il n’y aurait, en fait, dans notre monde, ni causes, ni effet. Tout serait la première cause. Le changement ne serait qu’une apparence. Le monde serait parfait, sans souffrance, ni inégalités, ni changement, ni même distinction entre des êtres différents, puisque tout serait Dieu indistinctement ! C’est totalement contraire à notre expérience quotidienne et à notre bon sens.

En résumé, il y a deux théories extrêmes :

• D’un côté, l’athéisme dit : Pas de Dieu, c’est-à-dire, pas de cause première. — C’est absurde, parce que, s’il n’y a pas de cause première, rien n’existe !

• En face, à l’extrême opposé, le panthéisme dit : Tout est Dieu, c’est à dire : Tout est cause première. — C’est aussi absurde, parce que nous constatons bien qu’il y a, dans le monde, toute une série de causes et d’effets. Il y a du mouvement, il y a du changement, il y a des différences. On ne peut pas dire que tout, indistinctement, est la cause première !

Heureusement, entre ces deux théories extrêmes, il y a la place pour une explication vraiment logique et cohérente. Une position qui explique tout le réel. Une explication qui assume à la fois :

• l’existence du monde (que nous constatons, et que l’athéisme ne peut expliquer, car, s’il n’y a pas de cause incausée, rien ne peut exister),

• et l’existence du changement dans ce monde (que nous constatons aussi, et que le panthéisme ne peut expliquer, car si tout est la cause première, il n’y a plus aucun effet, plus aucun changement).

Cette solution intermédiaire (qui est comme un sommet entre deux erreurs opposées), c’est tout simplement qu’il y a un être parfait qui existe par lui-même, et qui, à son tour, fait exister le monde limité et imparfait dont nous faisons partie. Cet être parfait, cette cause première, on l’appelle Dieu.

Objection 3 : Vous dites que Dieu existe sans cause – mais n’avez-vous pas dit (dans l’étape nº1)  que rien n’existe sans cause ?

Réponse : Non, non ! On a dit que rien ne peut apparaître sans cause, et c’est tout différent.

Pour comprendre, il faut bien distinguer deux notions qui sont voisines, mais qui ne se recoupent pas parfaitement :  la notion de « raison d’être » et la notion de « cause ».

Si l’on veut parler de façon exacte, il ne faut pas dire : « Rien n’existe sans cause », mais plutôt : « Rien n’existe sans raison ». Ce qui n’est pas du tout la même chose !

Je ne vois pas la différence…

— Eh bien, prenons cette affirmation « Rien n’existe sans raison » (= sans une explication proportionnée). C’est une évidence. Une vérité qui s’impose spontanément à notre esprit. On ne peut pas la nier sans tomber dans l’absurde.

Mais réfléchissons un instant sur cette raison d’être qui est nécessaire à toute chose.

Logiquement, cette “raison d’être” (= cette explication) peut se trouver :

                — soit dans une autre chose (et, dans ce cas, on donne à cette autre chose le nom de « cause »)

                — soit dans la chose elle-même (qui, en ce cas, existe par elle-même, sans avoir besoin d’une cause).

Autrement dit, il est certain que rien ne peut apparaître sans cause (comme on l’a dit plus haut), car rien ne peut naître du néant (on ne peut pas donner ce qu’on n’a pas, et, par définition, le néant n’a rien).

En revanche, il n’y a rien d’absurde à ce qu’un être existe depuis toujours sans cause extérieure à lui-même. S’il a par lui-même, de toute éternité, sa raison d’être, il n’a pas besoin de cause. (Par définition, une cause est différente de ce qu’elle cause. Un être qui existe par lui-même n’a donc pas de cause, puisqu’il a en lui-même sa raison d’être.)

Il faut aller plus loin. Non seulement cette hypothèse d’un être sans cause (un être qui existe par lui-même, de toute éternité) n’est pas absurde, mais elle est absolument nécessaire. Il est obligatoire que cet être sans cause existe. Car s’il n’y a pas, quelque part, un être qui existe par lui-même (sans recevoir son existence d’un autre), alors… rien n’existe ! (De même que, s’il n’y a pas de locomotive, aucun wagon n’avance !)

Évidemment, cet être existant par lui-même est plus parfait que tous ceux à qui il donne l’existence. C’est celui que l’on nomme habituellement « Dieu ».

Objection 4 ?

[Note préalable : Faut-il vraiment poser cette objection 4 ?  On hésite, tant elle paraîtra absurde à ceux qui ont compris ce qui précède. Mais comme elle a été posée sérieusement par des gens qui passent parfois pour sérieux – notamment Bertrand Russell et Richard Dawkins – mentionnons-la brièvement.]

Objection : Mais qui a causé Dieu ?

Réponse : Veuillez vous reporter aux épisodes précédents, en faisant un effort pour suivre. — Ce qu’on a d’abord établi, c’est que, derrière la série des causes transmetteuses (les causes qui ne font que transmettre ce qu’elles n’ont pas par elles-mêmes), il faut nécessairement une cause première. (Notez bien que la question essentielle n’est pas de savoir si, oui ou non, on peut imaginer, une série infinie de transmetteurs. Vous pouvez multiplier à l’infini le nombre des wagons, cela ne supprimera jamais la nécessité d’une locomotive). Bref, on ne peut s’arrêter aux causes transmetteuses, parce que, justement, elles ne sont que transmetteuses. Il faut atteindre une cause qui porte en elle-même ce qui est à expliquer. (Exemple : une locomotive, si l’on veut expliquer le mouvement du train).

La question n’est pas de savoir s’il faut, ou non, s’arrêter quelque part dans la recherche des causes. Russell et Dawkins veulent s’arrêter au monde visible, sans chercher au-delà. Nous disons, nous, qu’il faut remonter jusqu’à une première cause incausée. Sur le fait qu’il faille s’arrêter quelque part, tout le monde est donc d’accord. La question n’est pas de savoir s’il faut s’arrêter, mais où s’arrêterJusqu’où la raison doit-elle continuer à remonter dans la recherche des causes ? Quel est le critère permettant de dire : il est inutile de chercher plus loin, la raison est parfaitement satisfaite ? Russell et Dawkins, eux, veulent à tout prix rester dans le monde physique. Ils s’interdisent a priori de chercher au-delà. Mais cet arrêt est parfaitement arbitraire. La raison, elle, dit qu’il faut continuer à chercher la cause jusqu’à ce qu’on découvre une Cause qui satisfait réellement et complètement l’intelligence. Une Cause qui existe par elle-même, sans dépendre d’aucune autre. Car cette cause incausée est indispensable. Sans elle, rien ne tient. Même s’il faut, pour la trouver, aller au-delà du monde physique.

Tel est donc le raisonnement. Il aboutit à une première Cause existant par elle-même, sans avoir besoin d’une autre cause.

Peut-on vraiment prendre au sérieux l’élève qui prétend avoir parfaitement suivi jusqu’ici, mais qui, subitement, entendant cette conclusion, lève le doigt pour demander :

— Mais m’sieur, cette première cause, qu’est-ce qui la cause ???

[NB : il existe d’autres preuves de l’existence de Dieu. Voir notamment la synthèse des preuves de l’existence de Dieu, sous forme de tract.]

Les façons de connaître Dieu

Il y a plusieurs manières de connaître Dieu :

  • Les chrétiens ont la foi : ils croient en Dieu, souvent sans trop se poser de questions
  • Les gens scientifiques veulent des preuves et se demandent : peut-on connaître Dieu par la seule raison, sans la foi ?

Peut on prouver que Dieu existe ? C’est tout le but de ce site de répondre oui…

Pour cela, nous devons pousser notre raison au summum de ses possibilités, en réfléchissant sur ce que nous ne pouvons ni voir, ni entendre, ni sentir, ce qui dépasse nos sens. Faire un raisonnement sur ce sujet n’est pas évident,  car l’existence de Dieu ne saute pas aux yeux. Mais nous allons montrer qu’il y a plusieurs arguments qui prouvent de façon certaine cette existence de Dieu. Ces raisonnements ont été popularisés par St Thomas d’Aquin

Pour lire ces raisonnements, cliquer ici :

La cause premièreL’intelligence première
Les objections contre l’existence de Dieu